Avertissement

 

S’il est un endroit où je m’étais juré de ne jamais aller, c’est bien Dubaï. Mais les photos disponibles sur Internet de présentation de l’Exposition Universelle m’ont immédiatement séduite  : ces bâtiments à l’architecture à la fois légère, élégante et futuriste m’ont fait craquer. Il fallait qu’on aille voir ça de plus prêt !

 

 

 

C’est décidé, nous partirons donc en février, et ce sera en plus l’occasion de prendre le soleil en plein cœur de l’hiver, ce qui ne se refuse pas. 3 jours consacrés à la visite de cette Exposition nous semble une bonne durée. Mais en même temps, nous trouvons que c’est quand même beaucoup d’argent et de voyage pour seulement trois jours sur place. La décision s’impose très vite d’elle-même : nous en profiterons pour visiter le reste des Émirats Arabes Unis, et la ville de Dubaï proprement dite. Pourtant, l’idée que je me fais de Dubaï n’a rien de particulièrement séduisant : une ville démesurée, artificielle et superficielle. Ce sera donc l’occasion de revoir mon jugement… ou pas. Un petit tour sur les différentes activités à faire à Dubaï (excepté l’Exposition Universelle) finit de me convaincre que nous ne sommes décidément pas le public cible : la plus haute tour du monde, les parcs d’attraction les plus… du monde, les hôtels les plus… Bref, le tout le plus du monde ne nous attire pas du tout. Et si nous essayions de voir ce que le pays a à offrir de plus intéressant (à nos yeux du moins), de plus authentique ? C’est donc ce fil qui guidera la préparation de notre voyage : essayer de retrouver les Émirats d’avant les pétrodollars, ou du moins de partir à la rencontre des coins moins tape à l’œil.

 

 

Évidemment, nous sacrifierons quand même à une courte visite du Dubaï bling bling, histoire de savoir si mes préjugés étaient fondés ou pas.

Réponse à la fin de ce carnet…

 

Jour 1

 

Départ matinal pour l’aéroport. En raison des formalités dues au Covid que nous prévoyons longues, nous avons pris nos précautions et avons rejoint l’aéroport avec beaucoup d’avance. Et bien nous en a pris, car à notre arrivée au comptoir d’enregistrement, la file d’attente est déjà bien longue. Plus d’une heure après, une hôtesse passe dans les rangs et nous fait passer dans une autre file, dédiée à notre vol, dont l’heure de départ approche. Notre avion s’envolera à l’heure, pour un court trajet jusqu’à Zurich. Le temps de prendre un petit sandwich – nous n’avons pas eu le temps de déjeuner ce matin – et nous voilà prêts à redécoller, non sans avoir au préalable à nouveau montré patte blanche : billet, passeport, test PCR, certificat de vaccination, attestation d’assurance… C’est fou le nombre de documents qu’il faut maintenant pour voyager !

Après un peu plus de 5h30 de vol, nous atterrissons à Dubaï. Les formalités sont rapides, nous trouvons sans souci l’agence Avis où nous avons réservé une voiture. Nous n’avons pas pris de 4×4, et la suite de notre parcours nous donnera raison. Il est 22h passé. Nous avons choisi de partir directement à Abu Dhabi, et de réserver pour la fin de notre séjour la visite de Dubaï, et surtout l’Exposition Universelle, but initial de ce voyage. Petit problème de GPS, nous ne trouvons pas la route que nous voulions, mais rien de grave, nous voilà cependant partis dans la bonne direction. Quelques minutes plus tard, nous roulons sur l’immense boulevard qui traverse Dubaï du nord au sud. Boulevard ? Une véritable autoroute plutôt, en réalité une 2 x 7 ou 8 voies, où les voitures, toutes de grosses berlines luxueuses, foncent dans la nuit… enfin, nuit très relative, car cette autoroute est complètement éclairée sur son terre-plein central planté d’un alignement de réverbères. Les kilomètres s’enchaînent, des buildings plus beaux les uns que les autres défilent le long de la route. Chose surprenante, la présence de nombreuses grues. La ville semble être en travaux. Nous nous apercevrons plus tard que c’est en réalité le pays en entier qui est en construction. Les chantiers sont partout, on construit à tout va. A travers une trouée, je repère la tour Burj Khalifa. Dans mon idée, l’hôtel que j’ai réservé à Dubai ne devrait pas être trop loin. Mais au milieu des nombreuses enseignes, impossible de le repérer. Pas grave, nous continuons de rouler. Après un moment qui me semble quand même long, on traverse le quartier qui est celui de notre hôtel. C’est à ce moment-là que je réalise vraiment que Dubaï est une ville immense, tentaculaire, qui semble ne jamais finir. Les distances n’ont rien à voir avec ce dont nous avons l’habitude en France. Tout en continuant de conduire, je me félicite au moins d’un point : celui d’avoir fait le choix de rendre la voiture de location durant notre séjour à Dubaï et de nous déplacer uniquement en métro et en taxi. Ce n’est pas le tout, mais nous dormons à Abu Dhabi ce soir. Les kilomètres défilent, et nous sommes encore à Dubaï. Pourtant, nous roulons quand même à 120km/h. Enfin, nous passons à la hauteur du parc de l’Exposition Universelle, et quelques kilomètres plus tard, nous quittons Dubaï.

Avant de partir, j’imaginais les Émirats Arabes Unis comme un immense désert avec uniquement deux très grands centres urbains, Dubaï et Abu Dhabi. La suite de notre voyage nous prouvera qu’il n’en est rien. Pour rejoindre Abu Dhabi, nous ne traversons pas à proprement parler de désert. Disons que les constructions urbaines se font plus clairsemées, sans pour autant disparaître, loin de là.

Une grande barre, du type de celles des péages autoroutiers, marquent le passage entre les émirats de Dubaï et d’Abu Dhabi. Nous montrons nos papiers, et repartons aussitôt. La route continue. Comme partout dans les Emirats, elle est excellente, bien matérialisée, et éclairée. Les voies, très souvent des 2×3 voies, ou 2X4 voies sont systématiquement séparées par des terre-plein centraux. Mieux vaut ne pas se tromper de routes, ou alors, il faudra faire demi-tour aux endroits prévus à cet effet, assez nombreux, qui coupent le terre-plein. Autre inconvénient de ce type de route ; on ne peut pas vraiment s’arrêter là où l’on veut pour prendre des photos par exemple. Une fois embarqué, il faut rouler, rouler… Autre particularité que nous ne tardons pas à découvrir : aux Émirats, on roule vite, voire très vite. 100 ou 120 km/h sur l’autoroute urbaine de Dubaï, 140 ou 160 km/h sur la route que nous sommes en train d’emprunter, et sur bien d’autres que nous prendrons par la suite. Les grosses cylindrées des habitants le permettent sans problème. Avec notre 208, nous faisons figure de Petit Poucet. Mais attention à ne pas dépasser les limitations, les radars sont fréquents, très fréquents même : sur certains tronçons, c’est tous les km, voire tous les 500 mètres.

Pour rejoindre notre hôtel situé sur la Corniche, nous devons traverser une bonne partie d’Abu Dhabi, qui s’avère, elle aussi, être une ville très étendue.

Une fois arrivés, nous prenons possession de notre chambre, et gros dodo.

 

Jour 2

 

Nous ne consacrerons qu’une seule journée à la découverte d’Abu Dhabi. Nous allons donc nous concentrer sur les incontournables.

Après le petit-déjeuner, nous partons visiter le musée du Louvre d’Abu Dhabi, situé à quelques minutes seulement de notre hôtel.

 

 

 

J’ai au préalable réservé des billets sur Internet, nous passons donc sans problème. Cela dit, est-ce dû à la période ou pas (février), mais sa fréquentation n’est pas énorme.

 

 

Nous pouvons admirer les différentes pièces exposées sans être gênés par les autres visiteurs. Les œuvres sont toutes magnifiques, choisies et présentées avec beaucoup de goût.

 

 

Les pièces sont grandes, ce qui permet de les mettre encore plus en valeur.

 

 

Particularités de ce musée, il est conçu comme un labyrinthe, mais où il n’est finalement pas bien difficile de se retrouver ; autre point, les œuvres sont exposées non pas selon un ordre chronologique ou géographique, mais de manière thématique. Une œuvre européenne du XVIIIè siècle pourra ainsi côtoyer une œuvre africaine plus ancienne, ou asiatique datant d’avant notre ère. C’est assez inhabituel, mais cela permet des comparaisons ou des mises en perspective parfois intéressantes.

En plus des œuvres qu’il abrite, l’autre intérêt de ce musée est bien évidemment son architecture proprement dite : autant le dire tout de suite, le bâtiment est superbe.

 

 

 

 

Sa blancheur immaculée et ses bassins d’eau lui confèrent une grande élégance et une grande légèreté, encore renforcées par sa coupole ajourée.

 

 

Ce musée du Louvre est vraiment une très grande réussite, à tout point de vue. Nous y avons passé trois heures, et franchement, nous n’avons pas vu le temps passer.

 

 

La seconde visite de la journée sera consacrée à la grande mosquée Cheikh Zayed.

 

 

C’est fou le nombre d’infrastructures qui portent le nom de ce cheikh : routes, autoroutes, mosquées… Mais avant, nous décidons d’aller faire quelques pas sur le port des boutres, tout à côté, d’où l’on peut voir ces embarcations traditionnelles voguer sur la mer. Malheureusement, la zone est en travaux, et il nous sera impossible de rejoindre le port.

Nous mettons donc le cap sur la mosquée, située, elle, à l’autre bout de la ville. Encore une fois, nous nous retrouvons sur une grosse autoroute urbaine. Nous commençons déjà à nous y habituer !

L’entrée de la mosquée se fait de l’autre côté du parking, par une des coupoles très faciles à repérer.

 

 

De là, on rejoint un tunnel qui débouche directement devant la mosquée. Nous avons pris soin de venir vêtus de vêtements couvrants les bras et les jambes (pour les hommes aussi), mais ils prêtent de quoi se couvrir pour ceux qui seraient trop « légèrement » vêtus.

 

 

Le sous-sol qui mène à la mosquée ne manque pas de nous étonner. Il tient davantage du centre commercial que d’un centre important de recueillement religieux…. Une fois sur place, tout est organisé. Trop, je trouve.

 

 

On ne peut faire que le tour de la mosquée, sans pénétrer sur l’immense esplanade. Et ce n’est pas une question de religion. Même les touristes musulmans (ou supposés tels) doivent rester dans les lieux désignés.

 

 

Éloignez-vous de quelques mètres, et un gardien (ils sont nombreux !) viendra immédiatement vous faire vous replacer aux bons emplacements. Des panneaux indiquent les endroits d’où l’on peut faire des photos… et évidemment, ce ne sont pas toujours ceux que j’aurais choisis…

 

 

Cela dit, cette mosquée est immense, magnifique, impressionnante, et richement décorée. Je suis complètement sous le charme, même si en même temps, elle me semble inhabitée, « morte ». Personne pour y prier, personne pour marcher en dehors des endroits désignés.

 

 

Elle me fait penser à une sorte de parc d’attractions à la thématique religieuse, mais évidemment très réussi. A noter, la visite ne peut se faire qu’après avoir réservé au préalable des billets (gratuits) sur Internet.

Pour finir la soirée, nous décidons de revenir sur la Corniche. Nous posons la voiture et partons faire quelques pas sur la plage. Elle est déserte, personne pour se baigner ou s’étendre sur le sable.

Et pourtant, les chaises hautes de maîtres nageurs sont nombreuses et ne sont séparées les unes des autres que de quelques mètres.

 

 

Une sorte de gardien au bord de la plage me fait comprendre que je peux faire des photos depuis la partie cimentée de la plage, mais pas depuis le sable, sauf avec mon téléphone portable. Encore aujourd’hui, j’avoue ne pas avoir compris !

 

 

Nous faisons quelques pas tout au bord de l’eau, en train d’admirer la Porte des Emirats s’éclairer doucement quand une jeune femme, une des seules personnes présentes sur la plage à part nous, nous interpelle et nous désigne quelque chose du doigt. Je m’approche. Deux raies, une noire et une beige, nagent tout au bord de l’eau. Il doit y avoir 10 cm d’eau tout au plus.

 

 

Elles restent là et ne s’éloignent pas. Nous profitons de longues minutes de ce moment unique et émouvant, avant qu’elles ne reprennent le large.

Avant de rentrer à l’hôtel, nous poussons jusqu’au Emirates Palace, un hôtel de luxe que l’on peut librement visiter même sans réservation.

 

 

L’endroit est certes immense, mais il ne me séduit pas. Trop tape à l’œil à mon goût, et finalement sans charme.

 

 

Nous rentrons, non sans avoir jeté un œil à la skyline d’Abu Dhabi.

 

Jour 3

 

Durant ce séjour aux Emirats, nous comptons bien profiter du désert, mais n’avons aucune envie de passer par une agence.

 

 

Le dune bashing et autre danse du ventre ne nous attirent pas vraiment. J’ai repéré sur Internet qu’il y a un Décathlon à Abu Dhabi. Ce matin, après avoir rendu notre chambre, nous nous y rendons donc. Ça tombe bien, il n’est pas bien loin.

 

 

Nous y trouvons tout ce qu’il nous faut pour camper tranquillement dans le désert. Tout contents de nos achats, nous prenons la route en direction de l’oasis de Liwa. Comme d’habitude, une grande et large route nous y conduit. Il faut bien avouer qu’elle manque singulièrement de charme et est assez ennuyeuse.

 

 

Nous faisons quelques courses à Liwa, dans le petit supermarché situé juste au-dessus de la station essence, puis nous prenons la route pour aller admirer une des plus grandes dunes du monde, du moins la plus grande des Emirats, la Moreeb dune. La route qui y conduit est superbe, et ne nécessite pas de 4×4. En revanche, nous prenons bien soin de ne pas nous arrêter en bord de route pour ne pas nous ensabler.

La dune est effectivement très belle, mais les infrastructures à ses pieds témoignent de l’intense activité de dune bashing ou de buggy qui se pratique sur place.

 

 

Mais pour l’heure, tout est calme, et même désert. Nous reprenons la route en sens inverse, empruntons une petite route d’aspect plus ancien qui longe la route principale et nous arrêtons sur l’un des premiers emplacements réservés à cet effet.

 

 

Les dunes s’étendent à perte de vue, c’est tout simplement splendide. Nous ne tardons pas à trouver un emplacement pour la nuit, et y installons notre camp. Nous étions encore en train de monter notre tente que trois buggy bien bruyants s’approchaient de nous. Il s’agit du propriétaire d’un camp voisin qui vient se présenter, et nous souhaite la bienvenue. Sympa.

 

 

Après son départ, le silence retombe, et nous serons seuls tout le reste de la soirée.

 

 

Avant que le jour ne tombe, nous partons explorer les dunes environnantes. Que c’est beau ! On ne s’en lasse pas !

 

 

Une fois la nuit tombée, nous essayons de repérer quelques constellations dans le ciel parsemé de très nombreuses étoiles. Nous passerons une nuit tranquille sous la tente, où, en dépit de nos craintes, nous n’avons pas eu froid.

 

 

Le vent qui s’engouffrera dans notre toile de tente montée à la hâte nous empêchera d’entendre les différents animaux qui, pourtant ne manqueront pas de venir nous rendre visite durant la nuit, comme en témoignent leurs nombreuses empreintes que nous découvrirons autour de notre tente à notre réveil.

 

Jour 4

 

 

Même si la journée qui nous attend s’annonce longue, nous ne voulons pas quitter les lieux sans une longue nouvelle balade dans les dunes.

 

 

Au lever du soleil, elles sont magnifiques. Les mots manquent pour décrire l’émotion que nous ressentons alors.

 

 

Mais il nous faut nous résoudre à quitter les lieux, car ce soir, nous dormirons à Al Ain, et peut-être camperons-nous dans les environs.

 

 

 Une fois revenus à Liwa, nous prenons quand même le temps de faire le tour des forts, de petits fortins qui gardaient autrefois l’oasis.

 

 

Ils ne se trouvent pas loin de la route et sont rapides à visiter. L’entrée est libre et gratuite. Nous n’y croisons personne.

 

 

 

La route est longue pour rejoindre notre destination. On repasse par Abu Dhabi. Pour couper un peu la monotonie du trajet, je propose de nous arrêter voir les dunes pétrifiées vers Al Wathba. Mais nous ne les trouverons jamais, même après avoir tourné un bon moment dans les environs. Nous renonçons et traçons directement jusqu’à Al Ain. Arrivés sur place, c’est la surprise ! Pour moi, l’oasis d’Al Ain devait être une oasis, du moins telle que je me l’imaginais : une sorte de village dans ou proche d’une palmeraie.

 

 

Ici, la palmeraie se trouve au centre d’une très grande ville.

 

 

Pour être honnête, elle n’a pas le côté bucolique de celles que j’ai pu voir au Maroc, en Tunisie, à Oman…

 

 

 L’oasis est parcourue par de larges chemins pavés, et divisée en parcelles entourées de murets. Comme à Oman, l’eau irrigation y est amenée par des falaj (canaux d’irrigation) encore en usage, je crois.

J’avais initialement dans l’idée d’aller admirer la vue depuis le Jebel Hafeet au coucher du soleil. Mais la longue queue de voitures qui s’apprêtent à prendre la route qui monte dans la montagne nous en dissuade rapidement. Nous partons plutôt nous trouver un endroit pour camper pour la nuit. Nous tournons, tournons, mais nous ne trouvons rien qui nous satisfasse. Nous traversons des sortes d’immenses lotissements improbables, tout neufs, déserts, qui donnent l’impression de ne jamais finir, et dont les rues sont bordées de maisons sans doute confortables, mais toutes semblables. On se demande bien pour qui sont entreprises ces constructions…

La nuit va tomber, nous renonçons à notre idée de camper, et regagnons finalement Al Ain où nous irons dormir dans un petit hôtel, sans charme aucun, mais suffisant pour une nuit.

 

Jour 5

 

A défaut d’avoir pu nous y rendre la veille au coucher du soleil, nous montons sur le Jebel Hafeet en début de matinée. La route de montagne qui conduit au sommet, d’une petite quinzaine de km, est une trois voies, tournante, mais au final bien roulante. En haut, nous sommes pratiquement seuls. Du regard, on embrasse le désert à la fois omanais et émirati. La différence est impressionnante et toute à l’image de ces deux pays (la route qui part vers le nord sur les deux photos suivantes marquent la frontière entre les deux pays)

 

 

Du côté omanais, le désert est… désert, la nature préservée ;

 

 

du côté émirati, tout est construit et parcouru de nombreuses routes. C’est donc cela les Emirats : un désert (presque) entièrement urbanisé et parcouru de nombreuses autoroutes. Bien loin de ce que j’imaginais, sans doute naïvement, avant notre départ !

Nous redescendons pour une visite que nous espérons typique : celle du marché aux dromadaires d’Al Ain.

 

 

 

 

Nous ne sommes pas déçus. Plus grand marché aux dromadaires des Emirats, on y trouve quelques chèvres à vendre, et surtout de très nombreux dromadaires parqués derrière des grillages.

 

 

 

 

 

Nourris et abreuvés, ils attendent un éventuel acheteur.

 

 

 

 

 

Les vendeurs s’occupent de leurs bêtes, ou bien se regroupent et discutent entre eux.

 

 

Les potentiels acheteurs, eux, s’approchent des enclos dans leurs gros 4×4 rutilants, inspectent les animaux, et parfois, interpellent le vendeur depuis la vitre de leur véhicule.

 

 

Sans doute en raison des très fortes chaleurs qui règnent ici hormis les mois d’hiver, les gens semblent ne sortir que le moins possible de leur véhicule : à la station service, ils se contentent de tendre les clés par la vitre à un employé qui se charge de faire le plein pour eux ; les fast food des stations essence ne sont que des drive et ne disposent pas de salles de restauration. Et sur ce marché, c’est visiblement la même chose : les discussions se tiennent depuis la voiture.

Nous passons un bon moment à déambuler parmi les différents enclos de ce marché, très typique et « authentique ». Nous sommes les seuls touristes, et on nous laisse approcher des enclos sans difficulté. Nous avons enfin l’impression de toucher du doigt à ce qu’a pu être la vie aux Emirats avant la manne pétrolière.

Avant de rentrer à Dubaï, nous faisons un petit détour au bord de la mer, à l’est du pays, vers Fujaïrah. Avant d’arriver, nous faisons un arrêt au Al Hefaiyah Mountain Conservation Centre où l’on peut voir des animaux du désert en voie de disparition. Malheureusement, c’est le tout début de l’après-midi, et ils sont tous très affairés à leur sieste.

 

 

Nous voyons quand même quelques espèces impossibles à voir dans la nature :

 

 

des loups d’Arabie,

 

 

des hyènes, et surtout une panthère d’Arabie, un caracal…

Même si les enclos ne sont pas très grands, ce Conservation Centre permet de voir de très près des espèces d’animaux aujourd’hui impossibles à voir dans la nature, et ce, de manière confortable : le centre étant très peu fréquenté, l’observation des animaux se fait dans des conditions d’autant meilleures que si les animaux sont dehors, les visiteurs, eux, restent dans des couloirs climatisés, à l’abri des fortes chaleurs. La visite, courte, se termine par un petit tour de minibus ouvert qui permet de tenter d’apercevoir les animaux que l’on n’aurait pas vus de l’intérieur.

 

 

De manière générale, je ne suis pas très zoo et préfère largement observer les animaux dans leur habitat naturel quand j’en ai la possibilité, mais je suis quand même très contente de cette visite. Un seul regret : ne pas avoir vu d’oryx (mais ce ne sont pas des animaux en voie de disparition…)

Non loin de là, nous rejoignons ensuite la plage.

 

 

Une immense promenade, toute neuve, bordée d’arbres et parsemée d’une pelouse d’un vert à faire pâlir même un Britannique, la longe sur des kilomètres. Encore une fois, nous nous interrogeons. Pourquoi cette promenade gigantesque, mais absolument déserte ? Pourquoi toutes ces nombreuses constructions tout autour ? Pour qui ?

 

 

Nous marchons sur la plage, seuls.

 

 

Au bord de l’eau, nous finissons pas croiser quelques pêcheurs en train de démêler leurs filets.

 

 

Ils se contentent de nous jeter un regard, pas hostile, mais pas forcément très sympathique non plus. Étrange ambiance…

 

 

L’heure tourne et nous devons rendre la voiture ce soir à Dubaï. Nous reprenons donc la route pour nous arrêter quelques kilomètres plus loin au Mleiha archaeological centre, un centre archéologique.

 

 

La visite est bien organisée, les pièces retrouvées bien exposées et bien replacées dans leur contexte.

 

 

C’est tout à fait intéressant, et permet de mieux comprendre les tout premiers peuplements de l’Arabie. La visite se poursuit ensuite en reprenant la voiture pour se rendre, tout près, sur le lieu des fouilles des sépultures présentées dans le centre.

 

 

Vraiment une visite intéressante qui vaut le coup.

Un petit coup d’autoroute plus tard, nous voilà à Dubaï.

 

 

Nous passons à l’hôtel déposer nos affaires, puis nous repartons rendre la voiture. Tout se passera rapidement et sans souci. Le lendemain, je recevrai par mail le détail des différents péages que nous avons traversés. Il faut savoir qu’à Dubaï et à Abu Dhabi, quelques routes sont soumises à péage, mais sans barrière de péage comme sur nos autoroutes par exemple. La plaque de la voiture est automatiquement flashée, et la facture envoyée au loueur qui s’occupe d’en débiter le montant à ses clients. Mais rien d’affolant. Nous nous en sortons pour quelques euros seulement au total.

 

Jour 6

 

Le but de ce voyage était l’Exposition Universelle. C’est donc à elle que nous consacrerons nos trois dernières journées de ce séjour.

 

 

Qu’en dire ? Tout est bien organisé, l’architecture des différents pavillons variée est très souvent magnifique, de même que l’ensemble du parc.

 

 

Les animations sont belles, originales, variées, nombreuses, l’ambiance qui règne est festive et bon enfant. Bien sûr, le site est très fréquenté, mais l’étendue du parc rend les visites très confortables et on n’a vraiment pas l’impression de foule. Bref, vraiment une très belle réussite.

Quand nous ne serons pas à l’Exposition Universelle, nous découvrirons un peu Dubaï, mais tout en sachant que ce n’est vraiment pas son côté bling bling qui nous attire. 

 

 

Nous visitons quand même ses deux principaux grands malls, ouverts jusqu’à tard le soir, le Mall de Dubaï, immense, magnifique, élégant, surtout dans sa partie la plus luxueuse,

 

 

et passons jeter un œil à ses deux attractions phare : la grande cascade et ses plongeurs,

 

 

et son aquarium. Même de l’extérieur, on se rend compte de l’immensité de ce dernier. A travers les vitres, on a pu décompter au moins 4 ou 5 requins, plusieurs raies, et des bans entiers de poissons plus petits. Dubaï dans toute sa démesure, que ne dément pas l’immense patinoire au pied du food court, fermée à l’heure tardive où nous sommes passés ; 

 

 

et le Mall of the Emirates, avec sa belle verrière, ses boutiques tout aussi luxueuses, et sa piste de ski. Le dernier étage du Mall est dédié aux jeux vidéo, et au bowling. De quoi ne plus savoir où donner de la tête !

Au pied du Mall de Dubaï, nous faisons quelques photos de la Burj Khalifa, magnifique en particulier de nuit, et vraiment impressionnante de hauteur.

 

 

Par contre, nous sommes un peu déçus par le spectacle des fontaines qu’on nous avait tant vanté. Oui, c’est de l’eau, quoi, et on a vu aussi bien, pour ne pas dire mieux, ailleurs…

Impossible de quitter les Emirats, surtout en plein hiver, sans aller se baigner dans leurs eaux à la chaleur délicieusement douce.

 

 

Le sable fin des plages s’étire jusque sous les eaux. Hmm que c’est bon…

 

 

Petite déception : trois gros bâtiments, de futurs hôtels de très grand luxe, sont en construction presque au pied de la Burj Arab, que, du coup, l’on voit beaucoup moins bien depuis la plage, du moins depuis le côté où l’on a été se baigner. Mais pas de quoi gâcher notre plaisir.

 

Conclusion : alors, Dubaï, finalement ?

 

Ce que nous avons beaucoup aimé :

  • L’Exposition Universelle
  • le musée du Louvre
  • La mosquée d’Abu Dhabi
  • la nuit dans le désert
  • le côté très bien pensé, organisé, pratique du pays
  • la gentillesse et l’accueil des gens
  • les infrastructures de très bonne qualité (réseau routier, métro rapide, propre, moderne, essence partout, paiement par Carte accepté partout – on n’a même pas tiré du cash)

 

Ce que nous avons moins aimé :

  • la démesure et l’anti-écologisme
  • les autoroutes partout et surtout la difficulté à leur échapper (pas de chemins de traverse)
  • les prix souvent élevés
  • Dubaï : une ville tentaculaire où les déplacements, même en métro, sont très très longs
  • GPS indispensable ; indications routières souvent insuffisantes